






Un lingot d’or, c’est du métal et rien d’autre. Pas de dessin à admirer, pas de millésime rare, pas de cote de collection : seulement un poids, un titre et la marque de celui qui l’a fabriqué. Cette simplicité fait sa force. On sait exactement ce que l’on achète, et le prix se calcule d’une ligne : le poids d’or fin multiplié par le cours du jour, plus une prime qui rémunère la fabrication et la distribution.
Tous les lingots présentés ici sont en or fin à 999,9 millièmes, le titre le plus élevé que l’on trouve couramment sur le marché. La différence entre eux tient donc uniquement au poids, et ce seul paramètre change beaucoup de choses : le budget, la prime, la facilité de revente et la manière de les conserver.
Dans l’usage français, le mot lingot désigne la barre d’environ un kilo, longtemps échangée à Paris et cotée chaque jour. Tous les formats plus petits sont des lingotins. Aujourd’hui, les affineurs proposent une gamme très large, du lingotin de 1 gramme, glissé dans une carte au format bancaire, jusqu’au lingot de 1 kg accompagné de son certificat.
| Format | Usage le plus courant | Prime au gramme |
|---|---|---|
| 1 g à 5 g | cadeau, premier achat, épargne mensuelle | élevée |
| 10 g à 1 once | épargne régulière, bon compromis | moyenne |
| 50 g à 100 g | épargne de fond | faible |
| 250 g à 1 kg | placement patrimonial | la plus faible |
La règle est constante : plus le lingot est lourd, plus la prime rapportée au gramme est basse, car le coût de fabrication et de contrôle varie peu d’un format à l’autre. À l’inverse, plus il est lourd, moins il est souple : un lingot se revend d’un bloc, et l’on ne peut pas en céder la moitié.
C’est pourquoi beaucoup d’épargnants mélangent les formats. Quelques lingotins de 5 ou 10 g permettent de revendre un peu d’or sans toucher au reste ; un ou plusieurs lingots de 50 ou 100 g portent l’essentiel de la somme au meilleur prix. Les pièces d’or, comme le Napoléon ou le Souverain, jouent le même rôle d’appoint que les petits lingotins : elles se revendent à l’unité, partout, sans certificat.
Avant chaque achat, un calcul simple permet de savoir si le prix est juste : multipliez le poids d’or fin par le cours du gramme publié le jour même, puis comparez avec le prix affiché. L’écart est la prime que vous payez. D’un marchand à l’autre et d’un format à l’autre, elle peut varier sensiblement.
Pour chaque format, nous donnons le poids, le titre, la quantité d’or fin, la façon dont il est fabriqué et présenté, et les points à vérifier avant d’acheter : numéro de série, intégrité du scellé, concordance avec le certificat et la facture. Nous expliquons aussi pour qui le format a du sens et ce qui peut compliquer sa revente.
Nous ne vendons rien nous-mêmes. Le prix d’un lingot change chaque jour avec le cours de l’or : plutôt que d’afficher un chiffre qui serait faux le lendemain, chaque fiche renvoie vers le marchand qui le vend et qui affiche son prix du jour.
L’or ne se résume pas à un cours de bourse. Dans le journal, nous parlons de la manière de reconnaître un lingot authentique, de la formation de son prix, de la conservation de l’or physique, mais aussi d’une passion bien française : les chasses au trésor. La plus célèbre, celle de la Chouette d’or imaginée par Max Valentin en 1993, a tenu en haleine des milliers de chercheurs pendant plus de trente ans. Nous racontons son histoire et celle des grandes énigmes qui l’ont précédée ou suivie, en France et ailleurs.








Lancée en 1993 par Max Valentin, la chasse à la Chouette d'or a tenu des milliers de chercheurs en haleine pendant plus de trente ans. Son histoire.
Un livre, des énigmes, un objet caché : le principe des chasses au trésor modernes, leurs grands exemples et les règles à connaître avant de creuser.
1 g, 10 g, 100 g ou 1 kg ? Prime, budget, revente, conservation : les critères qui comptent pour choisir le bon format de lingot d'or.